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Site d'Information de l’ASA de Ventavon St Tropez

Infos de l'ASA du Canal de Ventavon St Tropez
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« Gérer l’eau, c’est prévoir demain, prévoir demain, c’est protéger l’eau »

L’arrosage par ASPERSION ou « sous pression »

Histoire de l’Irrigation

Sources :

L’irrigation par aspersion

Dans l’Histoire de l’Irrigation, c’est l’aboutissement ultime actuel des techniques permettant la mise en valeur de territoires inaccessibles à l’arrosage gravitaire.

L’arrosage par aspersion est un moyen polyvalent pour arroser n’importe quels types de cultures, de sols et de topographies (Schwab et al., 1993). Elle peut être efficiente dans des conditions de sols ou de topographies pour lesquelles les méthodes d’irrigation de surface ne le sont pas. En général les systèmes sont définis selon le type de déplacement des rampes sur lesquelles sont fixés différents types d’asperseurs. Les rampes sont fixes ou mobiles.

Arrosage par Aspersion Schéma
Arrosage par Aspersion Schéma

Les rampes fixes :

Elles peuvent être :

Rampes fixes - Lutte antigel
Rampes fixes - Lutte antigel
  • permanentes : C’est le cas de nombreux vergers dans nos régions, de plus elles permettent la lutte antigel.
Aspersion fixe temporaire total
Aspersion fixe temporaire total
  • temporaires : Installées du début de la culture, à après la récolte. Dans le cas présent la couverture est totale.

Elles peuvent assurer une couverture :

Arboriculture
Installation fixe permanente couverture totale
  • totale : Dans l’installation fixe représentée la couverture est totale et permanente. C’est souvent le cas en arboriculture.

On notera que les asperseurs sont en position basse, ce qui diminue la sensibilité au mistral, et l’évaporation.

 
Aspersion couverture partielle
Aspersion couverture partielle
  • partielle : on aura recours à un matériel mobile manuellement, rampes et asperseurs, les conduites d’amenées étant fixes et à demeure.

Les rampes mobiles :

Les rampes déplacées manuellement nécessitent les investissements les plus faibles, ont une efficience élevée mais posent des problèmes dus aux exigences en main d’œuvre.

Ce système ne peut être utilisé que sur les cultures à faible développement, et sur des surfaces réduites : rampes fixes avec couverture partielle.

On retrouve la situation du schéma précédent « Aspersion couverture partielle ».

Les rampes mécaniques

• Pivotantes :

Un pivot est constitué par une canalisation tournant autour d’un point pivot central sous l’action de la pression d’eau, de moteurs électriques ou de moteurs hydrauliques à huile (Schwab et al., 1993).

Différents types de buses, à différentes hauteurs et avec différentes pluviométries peuvent être utilisés sur les pivots. Pour avoir la meilleure efficience possible, le choix des asperseurs doit correspondre aux conditions de sol, des cultures et météorologiques.

Pivot: axe central et rampe
Pivot: axe central et rampe

• Frontales:

Les rampes frontales utilisent des structures semblables à celles des pivots mais dans le champ elles se déplacent parallèlement à elles-mêmes.

Les rampes de type « side-roll » utilisent la canalisation d’irrigation comme axe pour des roues de grand diamètre (2 mètres) séparées les unes des autres de 12 mètres. Entrainées par un moteur thermique, elles nécessitent ainsi moins de travail que lors d’un déplacement manuel. Ces systèmes doivent être utilisés sur des cultures qui n’interférent pas avec le déplacement de la rampe ou avec le fonctionnement des asperseurs.

Rampe frontale prise d'eau sur canal
Rampe frontale prise d'eau sur canal

• Enrouleurs :

Aspersion Canon alimenté par enrouleur
Aspersion Canon alimenté par enrouleur

Les enrouleurs assurent, sans intervention pendant leur travail, l’arrosage des parcelles en bandes. Leur déplacement se fait par attelage à un tracteur.

L’enrouleur placé et ancré à une extrémité de la parcelle, le tuyau est ensuite déroulé à l’autre extrémité de la parcelle.

Rampe frontale alimentée par enrouleur
Rampe frontale alimentée par enrouleur

Lors de l’irrigation l’enrouleur enroule lentement la conduite flexible autour de la bobine, le dispositif d’arrosage arrivant en butée contre l’enrouleur stoppe l’irrigation.

Le dispositif d’arrosage peut être un canon ou une rampe frontale.

Chez Nous: à l'ASA du Canal de Ventavon St Tropez

L’arrosage par aspersion dans le bassin de la Durance, a débuté dans les années 1950, initié par des pionniers, souvent « pieds-noirs », voulant étendre leur périmètre cultivable.

Dans la plupart des cas des pompes mobiles ou des stations de pompage refoulaient l’eau prise directement en Durance dans un réseau d’irrigation privé.

L’aménagement hydro-électrique de la Durance, décidé par la Loi du 5 janvier 1955, fut confié à EDF avec 3 missions :

  • Produire un maximum de kWh.
  • Réguler le débit, pour éviter les crues catastrophiques.
  • Constituer une réserve d’eau agricole, pouvant favoriser le Tourisme.

L’ouvrage clef du barrage de Serre-Ponçon, mis en eau en 1960, avec le canal usinier se terminant dans l’étang de Berre, a obligé le concessionnaire à redonner les droits et l’accès aux eaux agricoles et potables à partir dudit canal usinier.

Cette pérennisation de la ressource en eau entraina une généralisation du développement des systèmes d’arrosage par aspersion, sur l’instigation des pouvoirs publics et d’EDF par le biais de Société d’Aménagement Régional, la plus connue « la Société du Canal de Provence ». L’aspersion économisant l’eau et supprimant « l’eau perdue », donnait à EDF, un moyen d’accroître ses profits de manière considérable.

A ce jour, le principe général du fonctionnement du réseau sous pression de l’ASA du Canal de Ventavon – Saint Tropez est :

• le pompage de l’eau dans le canal usinier ou la Durance (1),

Station des Empeygnées, pompant directement dans le canal usinier. L’ASA dispose d’un quota d’électricité gratuite, en compensation des accès perdus à l’eau.

Cette affaire dite des « 4 millions de kWh de gratuité », est au cœur d’un imbroglio administrativo-judiciaire ruineux pour les finances de l’ASA et l’image d’EDF « au service du monde Agricole ».

Station des Empeygnées
Station des Empeygnées

• le refoulement par une conduite (2),

  • Canalisation acier de diamètre 300,
  • posée en 1974.
  • longueur du tronçon sélectionné
  • Maitre d’Ouvrage ASA du Canal de VST

Ces renseignements vous sont accessibles, sur tous les plans du réseau du site de l’ASA, ainsi que des outils topographiques.

Descriptif détaillé ici: « Détails des outils cartographiques »

Plan du Réseau
Conduite de refoulement -Détails techniques

• le stockage de l’eau dans un réservoir tampon (3),

La capacité de ce réservoir le limite à un rôle de tampon, comme la plupart, excepté celui des Prayaous à Sisteron, conçu pour travailler au maximum en heures creuses EDF.

Réservoir des Empeygnées
Réservoir des Empeygnées

• Schéma général du réseau sous pression.

  1. Station de pompage
  2. Conduite de refoulement/distribution
  3. Réservoir : tampon (cas général).

 

L’eau sera délivrée sous pression dans le réseau de distribution sous l’effet de la gravité, avec plus ou moins de pression en fonction de la différence de niveau altimétrique entre la réserve et les secteurs à desservir.

Shéma général d'un réseau de l'ASA
Shéma général d'un réseau de l'ASA

Des dispositifs de régulation mis en œuvre sur le réseau au sein de chambres de vannes peuvent également assurer un rôle de régulation de la pression et de sectionnement du réseau en cas de besoin.

Les pressions de l’ordre de 5 à 9 bars aux bornes agricoles permettent l’utilisation de système fonctionnant à l’irrigation sous pression, tels que par exemple canons enrouleur, pivots, rampe, couvertures intégrales, etc.

Chambre de vannes
Chambre de vannes

• Cas particulier de la station des Prayaous et du réservoir des Poux

En période d’arrosage intensif, les pompes des stations de pompage de l’ASA peuvent être amenées à démarrer plusieurs fois par jour (et ce de jour comme de nuit).

Le seul réservoir prévu pour fonctionner totalement en heures creuses, est le « barrage des Poux », qui malheureusement souffre de désordres structurels, et de contraintes administratives préfectorales, limitant sa capacité.

Le dernier arrêté préfectoral obtenu grâce à une décision du juge administratif, autorise une flaque profonde de 2m, vase comprise, forçant à un onéreux fonctionnement « à la demande ».

Mise en eau 2023
Le réservoiir des Poux vide en janvier 2022

Descriptif Technique de la station de pompage des Prayaous

 Elle prélève les eaux (de surface via une prise d’eau et/ou souterraines via deux puits de pompage en nappe souterraine) en Durance au lieu-dit les « Prayaous », et est capable de refouler 300 L/s sous une charge de près de 20 bars ;

 Elle alimente un réseau de distribution d’eau brute (avec diamètres de canalisations PE, PVC et fonte allant du DN 32 au DN 600 pour un linéaire global d’environ 40 km), sur les communes de Sisteron et de Valernes, couvrant aujourd’hui près de 400 ha. Ce réseau est doté de différentes chambres de vannes pour la régulation de pression, regards de sectionnement, points de livraisons d’eau urbains et agricoles, regards de ventouses, vidanges, etc. ;

 D’un réservoir de stockage constitué de matériaux de remblais compactés (réserve des Poux), d’une capacité maximale d’environ 30 000 m3, dont le rôle est multiple : régulation du fonctionnement de la station de pompage, satisfaction par stockage des besoins de pointe du réseau, autonomie du réseau d’irrigation en cas de défaillance technique ponctuelle.

 

Mode de régulation de la station de pompage des Prayaous

La station de pompage des Prayaous (située en commune de Sisteron), qui alimente la réserve des Poux (située en commune de Valernes), est régulée par un principe intitulé « régulation par niveaux échelonnés » :

  •  A chaque fois que le réservoir d’eau des Poux perd un niveau préalablement défini, un groupe de pompage est lancé ;
  •  A chaque fois que le niveau de la réserve des Poux gagne un niveau prédéfini, un pompage est interrompu.
  • Au total, le remplissage de la réserve peut intervenir à l’appui de 3 pompes de 100 L/s chacune et refoulant sur le réseau avec une pression de l’ordre de 20 bars.

En fonctionnement normal, le volume du réservoir permet de disposer de deux ensembles de niveaux d’abaissement et de niveaux de remplissage, l’un correspondant au fonctionnement en plages tarifaires heures creuses EDF, l’autre en heures pleines tarifaires EDF.

Lorsqu’une pompe de la station des Prayaous refoule vers le réservoir, les eaux peuvent être dérivées et consommées en ligne sur les conduites et, pour la part restante, atteindre la réserve des Poux.

La station de pompage ne peut donc pas fonctionner sans un volume suffisant de stockage dans le réservoir.

• Une installation d'arrosage par aspersion typique en action :

Une installation typique en action :

  1. Borne de distribution
  2. Prise d’eau sur installation permanente de la parcelle
  3. Tuyau mobile en aluminium
  4. Enrouleur avec un asperseur
  5. Canon d’aspersion
Installation complète en action
Installation complète en action

Pour économiser encore plus l'eau:

Une plus grande économie d’eau peut être obtenue en irrigation sous pression en faisant appel à:

  • l’emploi de méthodes classiques telles que le « paillage ».
  • du bon sens éviter l’arrosage par grand vent ou fortes chaleurs.
  • l’utilisation de micro-asperseur (asperseurs délivrant moins de 200l/h), mais avec un surcoût notable en matériel, à l’extrême « le goutte à goutte ». Voir ci-après, « La micro-irrigation ».